les peintres devant la Première guerre mondiale

vendredi 12 novembre 2010
par  Monique Allard
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les peintres devant la Première guerre mondiale

Exposition

La couleur des larmes

" La Grande Guerre a duré quatre ans. Elle a provoqué la mort de huit millions d’hommes. Elle a déterminé l’effondrement de trois empires, à Berlin, à Vienne et à Moscou. Elle a ruiné des provinces sur les fronts occidental et oriental. Elle a été la première guerre industrielle, celle des inventions techniques incessantes, des productions massives, des mobilisations générales de toutes les ressources humaines, économiques, mécaniques. Ses victimes étaient de toutes nationalités et de toutes origines, d’Europe, d’Amérique du Nord, des nations du Commonwealth et des peuples colonisés, en Inde, en Indochine, en Afrique. Elle s’est faite partout, sur terre et sous terre, sur l’eau et sous l’eau, dans les airs. Elle s’est faite par tous les moyens, des charges de cavalerie aux corps à corps des tranchées, des bombardements aux chars d’assaut, des gaz au phosphore. Le guerrier n’y a plus guère été que le serviteur et la victime de la machine. De la Grande Guerre sort une Europe absolument différente, épuisée, horrifiée, modernisée de force. Elle est une révolution à elle seule, fille de la révolution industrielle et scientifique, mère des révolutions politiques qui créent l’URSS, la République de Weimar et donnent à l’Europe centrale son apparence pour deux décennies, jusqu’à l’Anschluss et l’invasion de la Tchécoslovaquie et de la Pologne par le III° Reich. Elle donne forme au monde et ses conséquences, pour certaines, durent jusqu’à nos jours - à l’image de ces champs de Picardie et de Champagne où, chaque année, les labours révèlent des obus intacts, prêts à éclater. Tout cela - et d’abord les massacres - des monuments le rappellent et le commémorent dans les pays belligérants et sur les champs de bataille, où il ne reste plus que des cimetières. Tout cela, dans chaque pays, les livres d’histoire le disent, après les mémoires et les récits écrits par les survivants en Allemagne, en Grande-Bretagne ou en France. Le propos de cette exposition n’est pas de rappeler ces faits, mais de montrer comment ils ont été représentés par les peintres des deux côtés de la ligne de front, par quels artistes, avec quelles difficultés. Parmi les millions d’hommes enrôlés se trouvent des peintres, de toutes nationalités et de toutes écoles. Ceux qui sont nés aux alentours de 1880 appartiennent aux générations mobilisées dès le début du conflit. De la guerre, ils n’ignorent rien - l’ayant faite. Boccioni, Macke, Marc, La Fresnaye, Gaudier-Brzeska y sont morts ou en sont morts. Seuls les citoyens des pays neutres - Picasso et Gris parce qu’Espagnols - en sont exemptés.... "

En savoir+

http://www.memorial-caen.fr/10EVENT/EXPO1418/fr/present.html

http://www.pearltrees.com/u/21942886-couleur-larmes-visite-guidee


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